Deux articles qui permettent encore de mieux comprendre la MP

20131003-072146.jpg

Publiés dans le neuro scoop du 28 01 2014

Corrélation entre l’apathie et la dépression dans la maladie de Parkinson
Par Harold Mouras (Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies, CNRS – UMR 8160)Article commenté :Correlations of Apathy and Depression with Postural Instability in Parkinson DiseaseHassan A, Vallabhajosula S, Zahodne LB et al.J Neurol Sci. 2014 Jan 2. pii: S0022-510X(13)03111-0. doi: 10.1016/j.jns.2013.12.040.► Retrouvez l’abstract en ligneComme souvent évoqué dans cette lettre, l’évolution de la maladie de Parkinson se caractérise par des symptômes moteurs et non-moteurs qui perturbent la qualité de vie quotidienne. Parmi les symptômes non-moteurs, l’apathie et la dépression ont été montrées comme associées avec un des symptômes moteurs cardinaux de la maladie, l’instabilité posturale.Dans des études antérieures, cette association a été démontrée sur la base de l’utilisation de certains items de l’UPDRS alors que des méthodes de posturographie classique sont utilisables en population pathologique.Ainsi, cette étude est la première à mettre en lien une mesure objective de laboratoire telle que la posturographie et des mesures de personnalité. Les résultats de cette étude furent éloquents. Chez 37 patients atteints de maladie de Parkinson, des analyses statistiques bivariées ont pu être conduites et ont montré une corrélation significative entre l’instabilité posturale mesurée par posturographie avec les mesures d’apathie et de dépression. De plus, l’apathie prédisait significativement l’instabilité posturale, ce qui n’était en revanche pas le cas pour la dépression. De cette étude simple sur le plan méthodologique, mais pour laquelle les résultats furent clairs, ressort que l’apathie est un meilleur prédicteur de l’instabilité posturale que la dépression. Ainsi, la mesure de l’instabilité posturale pourrait compléter l’évaluation des traitements mis en œuvre pour soigner l’apathie ou la dépression pouvant se développer au cours de l’évolution de la maladie de Parkinson.
Date de publication : 28-01-2014

Le vertige bénin paroxystique est sous-diagnostiqué chez le parkinsonien
Par Christian Geny (CHU Montpellier)Article commenté :Benign paroxysmal positional vertigo in Parkinson’s disease. van Wensen E, van Leeuwen RB, van der Zaag-Loonen HJ et al.Parkinsonism Relat Disord. 2013 ; 19(12):1110-2.► Retrouvez l’abstract en ligneLes causes de chutes dans la maladie de Parkinson (MP) sont variées et de nombreux malades se  plaignent de déséquilibre. Les chutes peuvent être favorisées par le freezing, l’instabilité posturale, les troubles dyséxécutifs ou plus rarement l’hypotension orthostatique.L’équipe néerlandaise de B Bloem avait remarqué que certains patients parkinsoniens présentaient d’authentiques vertiges qui n’avaient pas été réellement repérés par les praticiens. Ils ont étudié de manière prospective chez les patients consultant dans leur unité la prévalence et l’impact du traitement de ce symptôme. Trois cent cinq patients avec une MP ont été inclus dans cette étude. Ils ont bénéficié d’une évaluation avec l’échelle UPDRS, d’une recherche d’hypotension, d’une manœuvre de Dix-Hallpike et ont rempli un questionnaire Dizziness Handicap Inventory (DHI).49% des patients se plaignaient de troubles d’équilibre. Chez 38% de ces patients, il a été mis en évidence une hypotension orthostatique. 8% avaient un vertige bénin paroxystique typique et 3% une présentation atypique. Les patients avec un VPB n’avaient pas de caractéristiques cliniques différentes de celles des patients parkinsoniens sans vertige.Le score obtenu au questionnaire DHI était plus élevé chez les patients avec un VPB (médiane 41 vs 22, p<0,07). Les patients avec un VPB n’avaient pas plus chuté. 92% des patients qui avaient bénéficié d’une manœuvre libératoire ont déclaré ne plus avoir de déséquilibre. Il a été suggéré que la diminution de la mobilité de la tête liée à la bradykinésie puisse favoriser la cupulolithiase responsable du VPB.  Les auteurs de cette étude suggèrent de rechercher ce diagnostic chez les patients parkinsoniens se plaignant de troubles de l’équilibre.
Date de publication : 28-01-2014

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.