Tristesse

Tristesse .

Odalys

Je suis triste, mes Cotons sont tristes. Mais si croyez moi, ils le sont.
J’ai du chagrin. Car depuis hier l’ambiance à la maison n’est pas comme d’habitude, tout est plus calme. Une journée morose. En effet il manque un des leurs.
Odalys, je vous en ai déjà parlé précédemment.

Elle allait avoir 16 ans, elle souffrait d’un lymphome malin. Je ne le sais que depuis 15 jours, il a été découvert lors d’une visite pour sa vaccination annuelle. J’ai signalé au vétérinaire qu’elle manquait d’appétit, qu’elle avait un peu maigri.
Elle me semblait un peu ralentie et fatiguée mais je mettais cela sur le compte de la vieillesse.
J’ai remarqué qu’un chien ne se plaint jamais, il souffre en silence. Sauf si c’est une douleur aiguë bien sûr.
Les résultats des examens sanguins, les radios et les échographies ont été sans appel. Un stade déjà très avancé de ce cancer.
Je me suis dit alors que j’étais peut être passée à côté de quelque chose. Un indice qui aurait pu me faire consulter plus tôt.
Et puis en réfléchissant je la revois faire des bonds, manifester sa joie de me revoir à mon retour d’une quelconque absence plus ou moins longue, en aboyant avec une tonalité si particulière mais qui la caractérisait si bien, faire la folle en voyant sa gamelle. Il fallait voir avec qu’elle allure elle montait les escaliers. Toute légère, on aurait dit qu’elle volait au dessus des marches. Quelle classe, quelle élégance. Telle une plume qui flotte au grès du vent.
Elle n’était pas bien grosse ma Dalyssette, surnom que j’aimais lui donner affectueusement. Toute menue, toute frêle sous son abondante fourrure mais quel caractère bien trempé.
Son regard triste et son apparente fragilité nous attendrissait toujours.
C’est la première qui a demaré l’élevage, et qui nous a donné de beaux bébés. Elle a eu deux portées dans sa vie, une de cinq  et une de quatre, nous avons gardé une fille, Roumba un sacré temperament elle aussi.

Avec un taux de globules blancs très élevé, une anémie sévère entraînant une fatigue importante, une surcharge de travail pour le cœur, un humain n’aurait pas pu tenir debout très longtemps dans de telles conditions.
On dit que les animaux n’ont pas conscience de leur état de santé.
Le seul traitement proposé était palliatif compte tenu de son âge et de son état général.

Voilà tout s’est passé très vite et le moment tant redouté, l’euthanasie, est arrivé. Tant redouté pour moi bien évidement car pour elle se fut une délivrance.
Je l’ai tenue dans mes bras jusqu’à son dernier souffle. Auparavant tout en la caressant, en l’embrassant, je lui ai murmuré à l’oreille qu’elle nous avait apporté beaucoup de bonheur.
J’aime à croire qu’elle est au paradis des chiens, qu’elle a rejoint ses congénères avec  qui elle a vécue sur terre, qui nous ont quitté il y a 2, 3, 4 ans déjà et dont pour certains je ne vous ai encore même pas parlé, Shang, Réglisse, Suzie et puis les autres Louky, Iazou, Paco, Toto.

Ma tristesse pourrait s’arrêter là, mon deuil se faisant doucement mais malheureusement une autre de mes femelles, Sarah est en sursis. J’attend les résultats d’anatomopathologie de la biopsie d’une tumeur vésicale déjà très invasive dont la probabilité d’être cancéreuse est forte. Cela veut dire encore euthanasie mais cette fois l’état général de mon Coton n’est pas du tout altéré. Son unique problème actuellement, des difficultés pour uriner. Hélas dans un avenir plus ou moins proche sa vessie ne pourra plus éliminer l’urine. La chimiothérapie et la chirurgie ne sont pas réalisables. Donc pour elle aussi l’indication est le traitement palliatif.
En attendant j’essaie de ne pes trop y penser.

La perte d’un animal est toujours douloureuse, c’est un être vivant pas un meuble ni un objet, avec qui nous partageons souvent de longues années les bons comme les mauvais moments, ils sont les témoins silencieux de notre vie, toujours d’humeur égale, d’une patience inouïe et d’un amour indéfectible.

C’est vrai que cela fait très mal quand ils nous quittent.
Par contre quand ils vivent à nos côtes, ils nous apportent sans contre partie, joie, bonne humeur, tendresse, fidélité, charme, espièglerie, c’est tout cela qu’il faut garder en mémoire et se souvenir.

Publié par

Miss Dopa

Je m'appelle Marie Christine, je vais bientôt avoir 57 ans. En 2005 ma vie bascule car j'apprends que j'ai la maladie de Parkinson. C'est une maladie neurodégénérative complexe, avec de nombreux symptômes. Elle aussi sournoise car elle habite progressivement votre corps sans que vous le sachiez . Et puis un jour le diagnostic tombe, mais il est déjà trop tard car elle est déjà bien installée. Une fois le choc de l'annonce passé, j'ai fait le choix de ne pas m'apitoyer sur mon sort et de lutter en m' adaptant à cette nouvelle vie qui s'impose à moi. Après un parcours thérapeutique classique par comprimés de LDopa, puis d'agonistes dopaminergiques, le stylo d'Apokinon et enfin la pompe a apomorphine, la neuro stimulation profonde devient une évidence pour moi.

15 réflexions au sujet de « Tristesse »

  1. coucou

    Je comprends ta tristesse.C’est dur de perdre un animal.il fait partie de la famille.Ta seule consolation est de te dire qu’elle ne souffre plus.
    Je te souhaite beaucoup de courage.

    Gros bizous et à bientot

    Bribri

    1. Merci pour ton soutien Bribri, mais maintenant tu me connais un peu , tu sais que je vais positiver, me remémorer les bons moments et ne pas ressasser sa fin de vie pénible , cela ne sert à rien. Bises.

      1. Oui je te connais un peu maintenant et je sais que tu ne vas pas t’enliser….tu reagis très bien.et tu as raison pense aux bons moments que tu as eu avec elle.Et il te reste bcq de photos….bizous à bientot autour d’une bonne table…….

  2. je comprends très bien ta tristesse mais ce que tu as fait est un grand geste d’amour , laissé partir cette boule poils ; et je parie que cette bele bete est en train de jouer à saute moutons sur les nuages , et qui sait peut etre jouer à cache cache avec les rennes du père noel
    gros bisous ensoleillés
    bibi

    1. Hé oui Bibi, je les imagine bien là haut tous ensemble à jouer comme des fous, courir partout, aboyer, se chamailler, faire des bêtises , manger autant de croquettes qu’ils veulent . Une belle vie de chiens quoi ! merci d’avoir une pensée pour moi pendant tes vacances idylliques. Bises.

  3. quelle triste nouvelle je te comprends 16 ans c’est toute une vie je compatis a ton chagrin courage amitiés
    pour ma part ma minette Chloé a 16 ans aussi elle a de gros problèmes respiratoires je m’attends a un drame d’ailleurs l’autre nuit je croyais que cela aller arriver j’essaie de me préparer mais c’est dur nous sommes très proches l’une de l’autre ce sera un grand malheur ce jour la alors tu vois je comprends ton chagrin bon courage amitiés

    1. Il ne faut pas trop penser à la fin Sashka, il sera toujours temps de pleurer et cela ne sert à rien. Alors profite bien de ta Chloé, prend soin d’elle, fait lui plein de caresses, de papouilles, de bisous tant que tu l’as encore à tes côtes.
      Courage à toi aussi.

  4. merci pour ma Chloé papouille transmise
    je viens surtout prendre des nouvelles de Sarah comment va t elle as tu les résultats
    j’espère que tout va bien une grosse caresse a la demoiselle

    1. Merci Sashka de prendre de ses nouvelles.
      Je n’ai pas encore le résultat de la biopsie. Pour l’instant Sarah va bien, elle joue, elle saute sur le canapé, elle fait le clown, elle a toujours bon appétit. Pour l’instant les symptômes sont des urines fréquentes et sanglantes, elle ne semble pas trop gênée .
      Je ne manquerai pas de lui faire une caresse de ta part à ma Pépette , c’est le surnom que je lui donne affectueusement et de te tenir au courant.

  5. Bonjour, je découvre ton blog aujourd’hui et en même temps le récit de la mort de ta petite chienne. Ton chagrin, comme je le comprends ! je viens de perdre ma petite chatte, toute blanche aussi, la semaine dernière, ma petite compagne depuis treize ans, ma princesse. Avec elle, pas de complexes : je pouvais traîner la jambe, trembler, etc… elle me voyais toujours comme étant la même. Mais je sens toujours dans la maison une petite présence, discrète, une petite ombre qui passe et qui ne me quitte pas : son souvenir.

    1. Merci pour ton commentaire Françoise. Heureusement qu’il y a les souvenirs cela nous permet de continuer à faire vivre nos petits compagnons dans notre esprit, ils ont une place dans notre cœur pour toujours, et tout ceci personne ne peut nous l’enlever. Ce sont les souvenirs qui nous permettent d’apaiser notre douleur avec le temps. Ta chatte a eu la chance de croiser ta route car tu la aimé et choyé toute sa vie et vous avez eu le bonheur de faire un bout de chemin ensemble.
      Je pense très souvent aux chiens que j’ai perdu car il y a toujours ‘un détail, une situation, un endroit dans la maison ou le jardin qui me font penser à eux même après plusieurs années.
      J’ai toujours eu d’autres chiens en même temps et la douleur de la perte était un peu atténuée par leur présence car quand j’étais triste ils semblaient me dire : hé nous sommes là nous , bien vivants occupe toi de nous !
      Courage

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