Médicaments: le LEEM tire la sonnette d’alarme.

Médicaments: le LEEM tire la sonnette d’alarme.
Publié dans le JIM le 24 04 2014

Paris, le jeudi 24 avril 2014 – Comme nous l’avons relevé à plusieurs reprises, les mesures qui permettront au gouvernement de réaliser 10 milliards d’économies sur les dépenses de l’Assurance maladie entre 2015 et 2017 ne sont pas encore connues précisément. La poursuite des baisses des prix des médicaments semble cependant inéluctable. Or, dans un récent communiqué de presse, le syndicat des entreprises du médicament (Leem) alerte le Premier ministre sur les conséquences de cette politique de maîtrise des dépenses de santé suivie depuis trois ans « qui fait supporter aux médicaments plus de la moitié des efforts d’économie alors qu’ils ne représentent que 15 % des dépenses d’Assurance maladie (contre 50 % pour l’hôpital). ».
L’outil industriel de production mal en point
Pour le Leem, les mesures prises fragilisent l’industrie du médicament (qui emploie actuellement 100 000 personnes en France), compromettent lourdement l’attractivité de notre pays pour les investissements en santé, et entretiennent la récession. Le risque de décrochage au sein de l’Europe est réel. Parmi les principaux marchés mondiaux, la France est le seul pays à demeurer dans le rouge. De plus, la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne concurrencent désormais fortement la France pour la localisation sur leur sol d’activités de production. Les investissements productifs ont baissé de 44 % ces quatre dernières années dans le secteur des médicaments en France. L’industrie du médicament constitue pourtant l’un des rares secteurs de sortie de crise : près de la moitié de la production nationale est exportée.
Des données obsolètes
Pour Philippe Tcheng (Président de la commission des Affaires économiques du Leem), les données de consommation de médicaments et de prix sur lesquelles se fondent les contraintes budgétaires inscrites dans la loi de financement de la sécurité sociale sont obsolètes. Dans le rapport de l’OCDE (novembre 2013), la France est le huitième pays en termes de consommation de médicaments, en pourcentage du PIB ou par habitant, derrière l’Allemagne et la Belgique notamment. Et les prix des médicaments situent se aujourd’hui dans la moyenne basse européenne, y compris pour les produits innovants.
Des réformes structurelles indispensables
Comme le rappelle Patrick Errard (Président du Leem), des propositions ont déjà été formulées par le Leem, notamment en matière de développement responsable de l’automédication, de développement de l’ambulatoire, et de l’amélioration du parcours de soins… Mais le syndicat préconise aussi « la fixation d’une loi de financement, non plus annuelle, mais pluriannuelle, qui confère davantage de visibilité aux acteurs du système de santé, tout en contribuant à l’effort de réduction des déficits, notamment par des actions structurelles ». Pour le Leem, « Seules des réformes de fond permettront de concilier les enjeux de santé avec la pérennité du système de protection sociale ». « Concilier les enjeux de réduction des déficits et de contribution des entreprises du médicament au retour à la croissance du pays est devenu quasi impossible du fait du recours massif aux baisses de prix. »

leem

Vente illicite de médicaments sur Internet : la guerre est déclarée

ventemedocSensibiliser le public, les professionnels de santé et les entreprises est le deuxième objectif fixé par la Féfis qui considère que la communication et l’éducation de l’utilisateur des produits de santé sont fondamentales pour lutter efficacement contre la falsification et la contrefaçon. «  Il est tout aussi important de sensibiliser les professionnels et personnels de santé qui sont en contact direct avec le patient-utilisateur » précise aussi la  Féfis qui encourage et soutient l’ensemble des initiatives allant dans ce sens.  Un guide pratique de lutte contre la falsification de produits de santé  est en cours d’élaboration. La fédération suggère qu’une campagne nationale de sensibilisation sur les dangers de la falsification auprès du grand public et des professionnels et personnels de santé pourrait avoir lieu plusieurs fois par an. Cela ne concernerait pas la distribution (physique) de produits de santé en France qui est relativement épargnée par la contrefaçon, grâce à son système de distribution  de médicaments très encadré. La vraie menace venant d’Internet où circulent de produits potentiellement dangereux car comme le rappelle la Féfis : « En France, force est de constater qu’une large majorité des contrefaçons est proposée au consommateur via des sites illicites de vente en ligne, opérant souvent hors de France et que le crime organisé s’est approprié ce secteur qui génère des milliards d’euros de chiffre d’affaires. »
Comme la sécurité du consommateur passe avant tout par la qualité des produits de santé mis sur le marché via le web, d’où cette demande émise par les industriels de santé d’une plus grande sécurisation  du marché virtuel de produits de santé. Les autorités françaises et européennes ont désormais à résoudre l’équation suivante :  lutter contre la prolifération des sites illicites en se dotant de moyens opérationnels efficaces tout en répondant à une demande croissante du patient-consommateur de se procurer en ligne ses produits d’automédication dont la traçabilité doit être  assurée. Le feuilleton de la e-pharmacie n’en est qu’à ses premiers épisodes…
Dominique Thibaud

Encadrer et sécuriser la vente en ligne des médicaments : une priorité pour les industriels de santé.

Paris, le vendredi 9 août 2013 –   Depuis que la vente de 4 000 médicaments  ne nécessitant pas de prescription est autorisée sur Internet, les arnaques ont commencé. Certaines ont pu être repérées comme les 11 sites illégaux épinglés dernièrement par l’Ordre national des Pharmaciens qui a mis en place une cellule de veille. Si les pharmaciens ont d’ores et déjà déclaré la guerre à ces pratiques illégales, les industriels de la santé, très concernés, se mobilisent aussi via leur fédération la Féfis. Parmi les actions prioritaires à entreprendre, ils demandent aux pouvoirs publics davantage d’encadrement et de sécurisation de la vente de médicaments sur la toile tout en renforçant la coopération internationale.

« La sécurité des utilisateurs des produits de santé est conditionnée par le développement et la distribution de produits sûrs, efficaces et de  qualité. C’est pourquoi la  lutte contre la contrefaçon qui constitue un danger immédiat pour les patients et les consommateurs est l’un des axes prioritaires de nos actions » indiquait hier le communiqué de presse de la Féfis (Fédération française des industries de santé).  Rappelons que la Féfis fédère, à travers ses douze organisations membres, plus de 1 000 entreprises produisant et commercialisant des produits de santé : médicaments à usage humain, médicaments vétérinaires, dispositifs médicaux, produits de diagnostic, chimie organique de synthèse, façonnage industriel et distribution en gros.

Paru dans le JIM du 09 08 2013