Exposition féline.

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J’aime aussi beaucoup les chats. Aujourd’hui mon mari et moi sommes allés à une expo de chats. Ils étaient tous magnifiques. Voici quelques photos que nous avons prises, la qualité de l’image n’est pas toujours très belle, l’éclairage était mauvais, il y avait des reflets, les chats étaient dans des cages recouvertes d’un plastique côté visiteurs.
Mes préférés sont le chat oriental, frère du Siamois en version colorée et le chat nu ou Sphynx, de pures merveilles.

Ma première exposition canine

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Louky a été le premier chien a nous entraîner dans cette merveilleuse aventure qu’est la passion canine en particulier celle des Cotons de Tuléar. Et encore nous n’avons rien vu le meilleur étant à venir.

 

Le Coton est un chien d’origine malgache, une légende court à son sujet mais il y a sans doute une part de vérité.

Au XVIème siècle dans les environs du port de Tuléar à Madagascar des pirates ont attaqué un bateau sur lequel voyageait une belle femme avec ses trois petites bichonnes, Belle, Bijou et Trésor.

. La bataille fut rude, une tempête éclata et ne laissa aucun survivant sauf les petites chiennes et Brigand le ratier des pirates. Ils échouèrent sur la plage, ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petits Cotons.

Les Cotons d’aujourd’hui ne ressemblent pas du tout à ceux de cette époque. Ils sont le fruit d’une importante sélection naturelle liée aux conditions difficiles de vie sur l’île. Le résultat un chien avec des qualités exceptionnelles. Il est vif, rusé, intelligent, robuste, il s’adapte à toutes les situations. C’est un joyeux luron, câlin, très attaché à son maître. Un vrai petit clown. Il a une longue et abondante fourrure blanche qu’il faut brosser impérativement au moins deux fois par semaine. Sinon bon courage pour le démêler.

Il fut introduit en France dans les années 1970, il fut reconnu comme race à part entière et c’est elle qui en possède officiellement le standard.

 

Cette belle histoire attise ma curiosité. Je fais donc des recherches et je  découvre en photos uniquement des spécimens de toute beauté. Notre Louky est  adorable mais ce n’est pas un vrai Coton de Tuléar car il n’a pas de pedigree. Sa filiation n’est connue que du côté de sa mère.

Et me voilà à caresser le doux rêve de posséder un vrai Coton. Bien sur le reste de ma famille me suis dans l’aventure, je n’ai pas eu à les forcer soyez en certains !

 

C’est ainsi qu’en 1997 nous sommes allés en région parisienne à notre première exposition canine, une nationale d’élevage.

C’ést un beau dimanche de juillet, le soleil brille, il sublime le blanc immaculé de ces petites boules de coton qui contraste avec  le vert de la pelouse. Cet événement restera gravé dans ma mémoire.

Je me sens dans la peau d’Alice aux Pays des Merveilles, je suis sur un petit nuage et j’y suis restée  toute la journée.

Je ne sais plus ou regarder tellement ils sont nombreux certains étant plus jolis que d’autres. Pour moi ils sont tous beaux mais j’ai rapidement appris à faire la différence.

Sur le chemin du retour ma décision est prise: je vais faire des expos canines avec Louky.

 

 

Promener un chien au bout d’une laisse, tourner, faire des allers retours devant un expert c’est à la portée de n’importe qui !

Sauf que non. C’est tout un apprentissage ça madame.

La maitresse et l’animal doivent respecter une certaine discipline et savoir marcher sur un ring. Le chien  doit être éduqué, préparé à l’expo. La propriétaire doit le toiletter comme il se doit, le plus naturel possible (cela dépend des races bien sur, le Caniche ou le Bichon Frisé exige une coupe particulière) et le présenter d’une certaine façon.

Tout cela pour avoir les meilleures chances de gagner au mieux d’être parmi les 3 premiers, il ne faut pas oublier que c’est un concours de beauté. On ne gagne pas d’argent au mieux une coupe ou une médaille. Pour certains éleveurs c’est quasiment une obsession d’être le premier, il y va de la renommée de leur élevage et surtout c’est un question d’orgueil.

 

Étant novice je me renseigne auprès de la SCC (société centrale canine), auprès d’éleveurs, pas mal me découragent. Je prends note mais je suis motivée.

Avec le recul je me rend compte de ma naïveté, ma détermination aussi. Je ne m’imaginais pas l’ampleur de l’investissement personnel au cela entraînerait .Ah passion quand tu nous tiens ! ….

 

En 1998 nous allons à notre 2ème nationale d’élevage, au même endroit s’en 1997. J’ai inscrit Louky, je fais mes premiers pas en expo, lui aussi. Tous les deux nous avons essuyé les plâtres mais le résultat m’encourage.

Louky a du caractère, il est indépendant, il n’aime pas les contraintes. Alors parader devant un public, rester assis pendant de longs moments et se faire tripoter par un étranger, très peu pour lui. Malgré tout il a  plu au juge, les appréciations sur la feuille de jugement sont bonnes et favorables à l’inscription au LOF (livre des origines françaises). Cependant il me manque un document pour la valider.

Il m’informe qu’il sera juge à une séance de confirmation qui aura lieu quelques mois plus tard dans notre région. Il me conseille de l’inscrire, il signera sans problème l’attestation.

Simple formalité me dit il.

Ce même juge examine donc notre candidat sous toutes les coutures, assez rapidement néanmoins et il m’annonce qu’il refuse de le confirmer. Il y a des critères qui ne correspondent pas au standard de la race.

Je lui fais part de ma surprise, et lui dit que ce même chien a été jugé par lui en nationale d’élevage 3 mois plus tôt. Alors je lui montre les preuves: la feuille de jugement avec ses appréciations et sa signature. Alors là vous auriez vu sa tête. Son orgueil de professionnel expérimenté vient d’être mis à l’épreuve et en public.

 

Cette première petite victoire me donne de l’assurance, maintenant que j’ai mis le pied à l’étrier, c’est parti pour de nouvelles aventures.

A suivre…..