La photographie : page 3

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Je vous propose ma sélection de photos du mois de juin.

Elle est variée et très colorée. Vous verrez des fleurs, celle d’un bouquet que l’on m’a offert, l’éclosion d’un pavot issu d’un pied fleurissant à l’état sauvage dans un coin de mon jardin, un bourdon s’envolant d’une pause sur des herbes folles, une jeune pousse de lierre sur l’écorce du lilas, de bien belles cerises prêtes à être mangées, et je peux vous dire qu’elles sont délicieuses,  des insectes habillés d’une carapace aux formes géométriques, la « blue hour » de fin de journée sur l’église, le tag d’un inconnu à la notoriété éphémère, une huppé fasciée à la recherche de nourriture, un ciel d’orage printanier, la naissance du jour un matin.
Et puis Julie, Julie la rousse, petite femelle Cavalier King Charles bleinheim de deux mois qui est en train de bousculer notre vie et surtout de me faire oublier Parki .

Voilà donc ce qui illumine mon quotidien.

Tristesse

Tristesse .

Odalys

Je suis triste, mes Cotons sont tristes. Mais si croyez moi, ils le sont.
J’ai du chagrin. Car depuis hier l’ambiance à la maison n’est pas comme d’habitude, tout est plus calme. Une journée morose. En effet il manque un des leurs.
Odalys, je vous en ai déjà parlé précédemment.

Elle allait avoir 16 ans, elle souffrait d’un lymphome malin. Je ne le sais que depuis 15 jours, il a été découvert lors d’une visite pour sa vaccination annuelle. J’ai signalé au vétérinaire qu’elle manquait d’appétit, qu’elle avait un peu maigri.
Elle me semblait un peu ralentie et fatiguée mais je mettais cela sur le compte de la vieillesse.
J’ai remarqué qu’un chien ne se plaint jamais, il souffre en silence. Sauf si c’est une douleur aiguë bien sûr.
Les résultats des examens sanguins, les radios et les échographies ont été sans appel. Un stade déjà très avancé de ce cancer.
Je me suis dit alors que j’étais peut être passée à côté de quelque chose. Un indice qui aurait pu me faire consulter plus tôt.
Et puis en réfléchissant je la revois faire des bonds, manifester sa joie de me revoir à mon retour d’une quelconque absence plus ou moins longue, en aboyant avec une tonalité si particulière mais qui la caractérisait si bien, faire la folle en voyant sa gamelle. Il fallait voir avec qu’elle allure elle montait les escaliers. Toute légère, on aurait dit qu’elle volait au dessus des marches. Quelle classe, quelle élégance. Telle une plume qui flotte au grès du vent.
Elle n’était pas bien grosse ma Dalyssette, surnom que j’aimais lui donner affectueusement. Toute menue, toute frêle sous son abondante fourrure mais quel caractère bien trempé.
Son regard triste et son apparente fragilité nous attendrissait toujours.
C’est la première qui a demaré l’élevage, et qui nous a donné de beaux bébés. Elle a eu deux portées dans sa vie, une de cinq  et une de quatre, nous avons gardé une fille, Roumba un sacré temperament elle aussi.

Avec un taux de globules blancs très élevé, une anémie sévère entraînant une fatigue importante, une surcharge de travail pour le cœur, un humain n’aurait pas pu tenir debout très longtemps dans de telles conditions.
On dit que les animaux n’ont pas conscience de leur état de santé.
Le seul traitement proposé était palliatif compte tenu de son âge et de son état général.

Voilà tout s’est passé très vite et le moment tant redouté, l’euthanasie, est arrivé. Tant redouté pour moi bien évidement car pour elle se fut une délivrance.
Je l’ai tenue dans mes bras jusqu’à son dernier souffle. Auparavant tout en la caressant, en l’embrassant, je lui ai murmuré à l’oreille qu’elle nous avait apporté beaucoup de bonheur.
J’aime à croire qu’elle est au paradis des chiens, qu’elle a rejoint ses congénères avec  qui elle a vécue sur terre, qui nous ont quitté il y a 2, 3, 4 ans déjà et dont pour certains je ne vous ai encore même pas parlé, Shang, Réglisse, Suzie et puis les autres Louky, Iazou, Paco, Toto.

Ma tristesse pourrait s’arrêter là, mon deuil se faisant doucement mais malheureusement une autre de mes femelles, Sarah est en sursis. J’attend les résultats d’anatomopathologie de la biopsie d’une tumeur vésicale déjà très invasive dont la probabilité d’être cancéreuse est forte. Cela veut dire encore euthanasie mais cette fois l’état général de mon Coton n’est pas du tout altéré. Son unique problème actuellement, des difficultés pour uriner. Hélas dans un avenir plus ou moins proche sa vessie ne pourra plus éliminer l’urine. La chimiothérapie et la chirurgie ne sont pas réalisables. Donc pour elle aussi l’indication est le traitement palliatif.
En attendant j’essaie de ne pes trop y penser.

La perte d’un animal est toujours douloureuse, c’est un être vivant pas un meuble ni un objet, avec qui nous partageons souvent de longues années les bons comme les mauvais moments, ils sont les témoins silencieux de notre vie, toujours d’humeur égale, d’une patience inouïe et d’un amour indéfectible.

C’est vrai que cela fait très mal quand ils nous quittent.
Par contre quand ils vivent à nos côtes, ils nous apportent sans contre partie, joie, bonne humeur, tendresse, fidélité, charme, espièglerie, c’est tout cela qu’il faut garder en mémoire et se souvenir.