Syndromes parkinsoniens.

Une approche originale pour améliorer le freezing.

 Par le Dr Christian Geny (CHU Montpellier)

Le freezing reste un symptôme le plus souvent résistant au traitement médical malgré la recherche importante effectuée cette dernière décennie. Celle-ci a identifié le réseau cortico-sous-cortical défaillant mais a aussi montré l’importance des composantes cognitives, émotionnelles et posturales.
L’implication des différentes aires motrices dans la genèse du freezing a incité à moduler le fonctionnement de ces aires par stimulation électrique ou magnétique.
La neuromodulation intracérébrale et l’optimisation des traitements dopaminergiques ont un effet limité. La stimulation électrique transcrânienne à courant direct (tDCS) est utilisée actuellement à visée exploratrice mais aussi thérapeutique dans quelques indications.
L’application d’un courant continu de faible ampérage (1 à 2 mAmp) serait inhibitrice sur les régions cérébrales se situant sous la cathode, et excitatrice au niveau de l’anode.

Une équipe américano-israélienne, au vu de résultats préliminaires, a étudié l’effet de cette approche en privilégiant une stimulation simultanée de 2 cibles : le cortex moteur primaire et le cortex préfrontal dorsolatéral G.
Vingt patients avec une maladie de Parkinson avec freezing ont été inclus dans cette étude pilote en aveugle et randomisée. Les séances ont duré 20 mn. Le protocole a permis de tester l’effet de la stimulation des 2 cibles, du seul cortex prémoteur ou sham.
Un effet bénéfique immédiat sur le test de provocation du freezing, le Timed Up and go test et le Stroop test, a été observé uniquement à la suite de la stimulation des deux cibles.
Les auteurs concluent donc que l’amélioration observée serait le reflet de l’augmentation de l’excitabilité du cortex préfrontal dorsolatéral et moteur par la stimulation. Ils considèrent que la modulation supplémentaire du cortex préfrontal dorsolatéral pourrait agir sur le découplage entre le réseau des ganglions de la base et celui du contrôle cognitif.

Ces résultats sont préliminaires mais le caractère anodin de la technique incite à tester cette approche, bien qu’une étude récente ait montré que le faible ampérage utilisé est insuffisant pour avoir un effet biologique.
Date de publication : Neuroscoop le 21 mars 2018

2 réflexions au sujet de « Syndromes parkinsoniens. »

    1. Bonjour Olivier. Merci pour les compliments.
      Quel dommage je suis équipée avec du matériel Apple donc comme vous le précisez pas compatible avec le premier lien.
      En ce qui concerne le deuxième lien, votre radio j’irai faire un petit tour régulièrement.
      Permettez moi de l’afficher sur mon blog.

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