SYNDROMES PARKINSONIENS. Corrélation entre apathie et altération de la substance blanche dans la maladie de Parkinson

Par le Dr Harold Mouras (EA 7273 – Centre de Recherche en Psychologie, Université de Picardie Jules-Verne – Amiens) [Déclaration de liens d’intérêts]

L’apathie est un symptôme non-moteur se développant dans la maladie de Parkinson, mais peu de recherches ont été conduites cherchant un lien entre celui-ci et d’éventuelles atteintes de la substance blanche.

Dans cette étude, les auteurs ont cherché à savoir si l’anisotropie fonctionnelle (AF) de la matière blanche – un indice de son intégrité – permettait de discriminer des patients apathiques et des patients non-apathiques et si cet index corrélait avec la sévérité de l’apathie développée.
Sur le plan méthodologique, 39 participants atteints de maladie de Parkinson furent recrutés, 18 d’entre eux ayant développé une apathie. L’imagerie par tenseur de diffusion fut mise en œuvre pour explorer l’intégrité de la substance blanche.
Sur le plan des résultats, les patients ayant développé une apathie présentèrent une atteinte de la substance blanche (i.e. une réduction de l’anisotropie fonctionnelle) au niveau du genou, du corps calleux, de la corona radiata et du cingulum gauche.
De plus, dans ces régions les valeurs d’AF étaient négativement corrélées avec les scores d’apathie chez les patients apathiques.

En conclusion, il existe un lien entre l’atteinte de la substance blanche et l’apparition de l’apathie lors du développement de la maladie de Parkinson, et ainsi les valeurs d’AF dans certaines régions pourraient être des marqueurs pertinents pour prédire la sévérité de l’apathie pouvant se développer.
Date de publication : JIM 31 Janvier 2018

Publié par

Miss Dopa

Je m'appelle Marie Christine, je vais bientôt avoir 57 ans. En 2005 ma vie bascule car j'apprends que j'ai la maladie de Parkinson. C'est une maladie neurodégénérative complexe, avec de nombreux symptômes. Elle aussi sournoise car elle habite progressivement votre corps sans que vous le sachiez . Et puis un jour le diagnostic tombe, mais il est déjà trop tard car elle est déjà bien installée. Une fois le choc de l'annonce passé, j'ai fait le choix de ne pas m'apitoyer sur mon sort et de lutter en m' adaptant à cette nouvelle vie qui s'impose à moi. Après un parcours thérapeutique classique par comprimés de LDopa, puis d'agonistes dopaminergiques, le stylo d'Apokinon et enfin la pompe a apomorphine, la neuro stimulation profonde devient une évidence pour moi.

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