Qui suis-je ?

Une Parkinsonienne parmi tant d’autres, une malade parmi tant d’autres, une femme parmi tant d’autres, un être humain parmi des milliards sur cette planète.

Wouaaaa on se sent petit vu sous cet angle.




Être touchée par la MP, cela m’est tombé dessus comme on dit en 2005, diagnostic posé d’après un DatScan. Mais la maladie s’est installée dans mon corps sournoisement depuis plusieurs années déjà.  Physiquement elle s’est manifestée deux ans auparavant. J’avais 43 ans.

Pourquoi moi, si quelqu’un a la réponse soyez sympas faites le moi savoir. Est ce une punition ? Est ce la volonté d’une quelconque divinité ? Je n’en sais rien.

Là j’en ai pris pour perpette et pourtant  je ne suis pas coupable, quand bien même si je l’étais qui serait assez méchant pour m’infliger un tel calvaire ? Je poursuivais une vie ordinaire, celle d’une femme mariée et mère de famille heureuse, exerçant le métier qu’elle avait choisi. Bien sur la vie n’était pas un long fleuve tranquille, mais cette vie là c’était la mienne et je l’aimais.




Alors après avoir avalé et digéré cette pilule, cela m’est venu comme une évidence, je n’allais pas passer le reste de ma vie à me lamenter et a m’apitoyer sur mon sort. Ce colocataire indésirable et moi allions  lentement mais sûrement faire un sacré bout de chemin ensemble.

Je suis peut être privée de la liberté de mon corps mais pas celle de mon esprit.




C’est confrontée à cette situation difficile que j’ai appris à me connaître, que j’ai découvert des ressources insoupçonnées au fond de moi.

	

Publié par

Miss Dopa

Je m'appelle Marie Christine, je vais bientôt avoir 57 ans. En 2005 ma vie bascule car j'apprends que j'ai la maladie de Parkinson. C'est une maladie neurodégénérative complexe, avec de nombreux symptômes. Elle aussi sournoise car elle habite progressivement votre corps sans que vous le sachiez . Et puis un jour le diagnostic tombe, mais il est déjà trop tard car elle est déjà bien installée. Une fois le choc de l'annonce passé, j'ai fait le choix de ne pas m'apitoyer sur mon sort et de lutter en m' adaptant à cette nouvelle vie qui s'impose à moi. Après un parcours thérapeutique classique par comprimés de LDopa, puis d'agonistes dopaminergiques, le stylo d'Apokinon et enfin la pompe a apomorphine, la neuro stimulation profonde devient une évidence pour moi.

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