Tout travail mérite salaire

Le tribunal administratif de Rouen a condamné jeudi dernier en référé l’administration pénitentiaire à verser 1700 euros à un détenu, qui avait travaillé dans la maison d’arrêt à Rouen, au titre d’une «erreur non contestable» sur ses bulletins de salaires.

Le détenu avait occupé un poste d’opérateur aux ateliers de la prison de septembre 2011 à mars 2012. L’administration pénitentiaire a reconnu son erreur de 1700 euros de salaires non versés pendant cette période.

Elle avait versé au détenu des rémunérations mensuelles calculées sur la base d’un taux horaire brut allant de 0,93 à 1,52 euro. Cette rémunération était «nettement inférieure» au minimum légal brut prévu pour les personnes détenues, fixé par décret à 4,05 euros de l’heure en 2011 et à 4,15 euros de l’heure en 2012, a déclaré l’avocat du détenu, Me Etienne Noël.

Le détenu demande des dommages et intérêts qui devraient faire l’objet dans les semaines à venir d’une nouvelle requête sur le fond.

Sur le plan du préjudice moral, l’administration a opposé une fin de non-recevoir, le détenu ne justifiant pas, à ses yeux, des répercussions qu’aurait eues la part de son salaire non-versée sur ses conditions d’existence en prison.

«Cette décision est la deuxième que nous obtenons», s’est félicité le défenseur alors que de plus en plus de dossiers similaires un peu partout en France font leur apparition près des juridictions administratives. «Ces procédures devraient ouvrir une réflexion sur le statut du travailleur détenu», qui «reste à créer», a ajouté Me Noël.

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Dysphagie des Parkinsoniens : les vraies causes

Les pneumopathies par inhalation constituent la première cause des décès chez les patients parkinsoniens et sont toujours consécutives à la dysphagie si fréquente dans cette pathologie.
En dehors des grands signes cliniques moteurs, on rencontre dysphagie, dysarthrie et hypersialorrhée chez 90 % des Parkinsoniens. Ces symptômes ne sont pas améliorés par les traitements médicamenteux habituels. Vingt-cinq à 50 % de ces patients souffriront de problèmes graves de fausse route.
Le mécanisme exact de ces dysphagies est encore mal élucidé, car les temps oro-pharyngés de la déglutition comportent des composantes motrices et sensorielles. L’innervation sensorielle du pharynx est assurée par les branches sensorielles du nerf glossopharyngé (IX) et du nerf vague (X) ; c’est la stimulation sensorielle pharyngée qui déclenche les phases motrices de la déglutition. La question est donc de savoir si ce contingent sensoriel est affecté localement ou au niveau central.
Cette étude rapporte les résultats de 10 biopsies des nerfs pharyngés prélevés chez 10 sujets parkinsoniens (décédés dans les 40 dernières heures) et de 4 sujets témoins. Les cas de ces 10 patients ont été dûment documentés et les échelles de gravité sont celles standardisées. Aucun sujet ne souffrait de maladie à corps de Lewy primitive.
L’étude immunochimique réalisée porte sur la branche sensorielle du nerf vague, le nerf glossopharyngé et la branche interne du nerf laryngé supérieur. On y a retrouvé des agrégats (dans tous les cas axonaux) d’α-synucléine avec une plus grande densité chez les patients ayant souffert de dysphagie, et ce en majorité dans le nerf laryngé supérieur.
C’est chez les patients atteints de leur vivant de dysphagie que sont retrouvées les plus fortes densités de ces agrégats, et majoritairement chez eux dans le nerf laryngé supérieur (corrélation positive). Il a aussi été relevé que l’atteinte de ces nerfs sensoriels augmentait avec la durée de la maladie – mais pas avec sa sévérité. En revanche il n’a pas été retrouvé de corrélation avec la densité cérébrale de corps de Lewy.
La dysphagie chez les Parkinsoniens est bien secondaire à une atteinte sensorielle locale, par dépôts d’agrégats d’α-synucléine, de l’innervation oro-pharyngée, sans relation avec l’atteinte cérébrale elle-même. La dysphagie est d’origine périphérique et non centrale, et c’est pour cela qu’elle n’est pas améliorée par les antiparkinsoniens.

JIM 24 septembre 2013

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Parki c’est pas fini !

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Parki c’est pas fini ! ♫♩♬

 

Mon avenir je le vis au présent c’est bien plus intéressant.

Aujourd’hui j’apprécie les choses de la vie car demain tu m’obligeras à y renoncer.

Manger, car je ne pourrai plus avaler, privée de mes plats préférés.

Aujourd’hui je peux encore savourer ces beaux fruits de l’été.

Marcher, car je ne pourrai plus bouger, prisonnière dans mon corps délabré.

Aujourd’hui je peux encore danser sur des mélodies rythmées.

M’exprimer, car je ne pourrai plus communiquer, le visage figé dans le passé, le regard errant dans le présent.

Aujourd’hui je peux encore sourire, échanger et partager.

Mais vois tu cher Parki, humour et poésie sont les amis que j’ai choisi pour le combat de ma vie.

Et oui cher ennemi si il y a bien un talent qui te fait défaut c’est celui de la plaisanterie.

Alors je te dis à toi le dictateur de mon destin, non la lutte n’est pas finie car jamais tu ne seras le maître de mon esprit.