Opicapone : quels bénéfices attendre d’un nouvel I-COMT ?

Par le docteur Olivier Colin du CHU de Poitiers.

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Les inhibiteurs de la catéchol-O-méthyltransférase (I-COMT) associés à la levodopa sont un traitement pour les fluctuations motrices, en particulier de fin de dose, pour les patients parkinsoniens.
Les I-COMT actuels (entacapone, tolcapone) ont cependant des effets indésirables, notamment à type de toxicité hépatique, et leur bénéfice est parfois limité. L’opicapone, autre I-COMT, a été conçu pour être plus efficace tout en diminuant les effets indésirables.

Le but des auteurs était donc d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des doses de 25 et 50 mg/j d’opicapone comparativement à un placebo, en association au traitement par levodopa chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson ayant des fluctuations motrices de fin de dose.
Cet essai clinique randomisé international multicentrique de phase 3 était conduit en double aveugle sur une durée de 14 à 15 semaines, période suivie d’un essai en ouvert d’un an au cours duquel tous les patients ont reçu un traitement par opicapone. Une durée de OFF d’au moins 1,5 heure par jour (excluant l’akinésie matinale) était nécessaire à l’inclusion.

L’objectif principal était la réduction du temps passé en OFF, évalué par agenda journalier rempli par les patients. 427 patients ont été inclus, 376 ont terminé la phase d’évaluation en double aveugle, dont 286 ont terminé la phase de traitement à un an.
À la fin de la phase en double aveugle, il existait une diminution de 64,5 minutes du temps en OFF pour le groupe placebo, 101,7 minutes pour le groupe opicapone à 25 mg/j et 118,8 minutes pour le groupe opicapone à 50 mg/j. La différence était significative pour le groupe opicapone à 50 mg/j, mais pas pour le groupe à 25 mg/j.
Dans la phase ouverte, la réduction du temps de OFF était maintenue (- 126,3 minutes). Les effets indésirables les plus fréquents étaient les dyskinésies, la constipation et la sécheresse de la bouche.
Ainsi, un traitement par opicapone à 50 mg/j permettait une réduction significative du temps de OFF telle qu’évaluée par agenda journalier, l’effet semblant se maintenir à un an, sans effets indésirables notables.

Evidemment, des essais comparatifs avec les autres I-COMT disponibles permettraient d’apporter des données complémentaires sur le ratio bénéfice-risque de l’opicapone. Des données de vie réelle seront également nécessaires pour confirmer les données des essais cliniques.
Date de publication : 7 Avril 2017 Neuroscoop

Publié par

Miss Dopa

Je m'appelle Marie Christine, je vais bientôt avoir 57 ans. En 2005 ma vie bascule car j'apprends que j'ai la maladie de Parkinson. C'est une maladie neurodégénérative complexe, avec de nombreux symptômes. Elle aussi sournoise car elle habite progressivement votre corps sans que vous le sachiez . Et puis un jour le diagnostic tombe, mais il est déjà trop tard car elle est déjà bien installée. Une fois le choc de l'annonce passé, j'ai fait le choix de ne pas m'apitoyer sur mon sort et de lutter en m' adaptant à cette nouvelle vie qui s'impose à moi. Après un parcours thérapeutique classique par comprimés de LDopa, puis d'agonistes dopaminergiques, le stylo d'Apokinon et enfin la pompe a apomorphine, la neuro stimulation profonde devient une évidence pour moi.

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