Journée mondiale Parkinson à Nancy

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Le 15 mai à 14 heures salle Raugraff rue des Ponts à Nancy a eu lieu la restitution locale de la journée mondiale Parkinson. Elle était organisée par l’antenne locale de France Parkinson, le comité 54, qui a pour déléguée Lydia Rubert. Pour l’occasion Mathilde Laederich, directrice de FP avait fait le déplacement pour assister à la présentation des différents ateliers.

Après un discours de bienvenue prononcé par Lydia , Mathilde a enchainé avec un résumé de l’historique et des missions de l’association illustré par des diapos.
Le premier intervenant était le Dr Gospodaru, neurologue à Maxéville qui a parlé des avancées futures dans la MP, un sujet apprécié par l’auditoire attentif car expliqué de façon claire et sans langue de bois.
Ensuite un exposé sur « le vélo autrement  » préparé par le club handisport cyclisme de Lunéville ainsi que la maison du vélo de Nancy nous a permis de constater que la bicyclette peut être accessible à tous.
Pour rester dans le domaine sportif Pascale nous a fait une démonstration convaincante de Speed-ball qu’elle pratique régulièrement avec une certaine maîtrise.

Ci joint quelques photos et liens en rapport avec cette journée.
Les photos du public et de certains intervenants ne seront pas publiés respectant ainsi la vie privée de chacun.

  • Mathilde Laederich et Lydia Rubert
  • Mathilde Laederich et Lydia Rubert
  • Dr Razvan Gospodaru
  • Dr Razvan Gospodaru

Pendant la pause une vidéo nous a montré les bienfaits de la musicothérapie et du tango activité pratiquée à Bayon par certains adhérents .
Une ergothérapeute ainsi qu’un médecin le Dr Vencon de Lay St Christophe sont venus nous parler des troubles de la vision dans la MP, symptômes qui ne sont pas toujours reconnus comme tels dans cette maladie.
Un joli diaporama  » Le chemin de Compostelle » était accompagné d’un texte très touchant écrit par Dominique, un passionné de voyage, de lecture et de marche et nous nous prouve que malgré la maladie on peut pratiquer à son rythme une activité physique. Le récit était lu par Lydia.
Entre chaque sujet des comédiens en herbe nous ont joué quelques saynètes. En effet quelques adhérents participent  deux fois par mois à un atelier théâtre animé par Philippe Huriet depuis 3 ans.

Un invité surprise Cédric Heda, dont la mère est atteinte de Parkinson nous a appris de quelle façon il s’investit pour nous parkinsoniens .
Ce jeune homme, très sympathique, militaire de carrière réalise régulièrement des courses de trail pour sensibiliser le public à notre maladie. Il est courageux, très motivé et nous apprécions son engagement.

Cédric Heda qui lui s’investi pour nous en tant que fils d’une parkinsonienne. 
Le mot de la fin est revenu à Mme Pernet conseillère municipale aux personnes âgées et  du handicap.

Mathilde s’est entretenue avec quelques personnes, nous a encouragé et assuré du soutien de France Parkinson.
Elle nous a fait part de son admiration et sa reconnaissance pour Alexis l’acteur principal du clip vidéo  » Libérons le mouvement « .

Remerciements à la ville de Nancy, à tous ceux et celles qui ont répondu à l’invitation de cette journée, Mathilde, à Lydia, aux membres du comité qui ont préparé cette après-midi bien remplie et très intéressant  aux différents intervenants, sans oublier Chantal notre kiné de service , et bien évidement à Marie Catherine qui a organisé et gère cet manifestation d’une main de maître, assistée d’une stagiaire.

 Le témoignage de Jean Paul Clément. notre ancien délégué départemental, qui n’a pas pu assister à cette rencontre.

Le récit d’Alexis, c’est lui sur l’affiche qui porte notre flambeau.

La saynète les « Retrouvailles  » est écrite, mise en scène et interprétée par Labrunette et Marie Christine .
Voici le texte mais pas la vidéo, le cameraman ayant eu quelques soucis techniques. Nous ne lui en tenons pas rigueur bien évidement :

Saynète sur Parki – Duo Mary et Marie Christine

Plusieurs années se sont écoulées et deux amies se croisent, par hasard, au détour d’une boutique de prêt-à-porter.

Elles sont devant un portant d’habits et en ressortent le même vêtement, un pull noir.

Elles se bousculent par mégarde, se regardent et se reconnaissent, surprises.

M. Ah ! Marie-Christine ! Comment vas tu ?

MC. Bof

M. Ton mari ? Tes enfants ? (froncement de sourcils)

MC. Bof

M. Comment cela Bof ? (interrogative, c’est le cas de le dire au vu du point d’interrogation, mdr)

MC. J’ai des soucis

M. Ah ? Tu veux m’en parler ?

MC. Je suis malade depuis quelque temps

M. C’est grave ?

MC. Plutôt, oui !

M. Tu veux que je te dise quelque chose ?

MC. Quoi ?

M. Moi aussi je suis malade

MC. Ah bon, toi aussi ! Et c’est grave ?

M. Disons que c’est une maladie que l’on peut soigner mais que l’on ne peut pas guérir  et sur laquelle les personnes ont des « a  priori »

MC. C’est à dire ?

M. On croit qu’elle ne concerne que les personnes d’un certain âge, la preuve que non. Et puis, il arrive que la confonde avec une autre maladie.

au cours de la conversation, je sors un mouchoir de quelque part et je me mets à trembler

MC. Tu trembles ?

M. Pourquoi ca se voit tant que ça ? Dis-moi voir, est ce que tu trembles aussi ?

MC. Moi ! Non. Par contre, j’ai des pertes d’équilibre et il m’arrive de tituber

M. Tiens donc ! Excuse moi cette pensée mais as tu des problèmes avec l’alcool ?

MC. Mais non, enfin voyons !!

M. Tu sais je te dis ça parce quand je bois un petit coup, j’ai ce problème là

MC. Pourquoi tu bois ?

M. Mais non, ce n’est pas du tout ce que tu crois !

MC. Parce que dès que l’on tremble, que l’on perd l’équilibre et que l’on titube, on pense tous àl’alcoolisme !  Mais, comme je te l’ai dis, ce n’est pas ça. Disons que j’ai en plus de mes pertes d’équilibre, des contractures et je ne tiens pas en place

M. J’ai l’œil tu sais ! Je l’avais remarqué. Maintenant je sais ce que tu as

MC. Moi aussi, je sais ce que tu as

M. Ah oui ? Nous avons un point commun alors ? En plus, avoue que de se retrouver après tant d’annéesdansla même boutique et avec le même pull, avoue que c’est plutôt dingue !

MC. Le destin !

M. Pfff ! Quel destin de merde !

MC. Au contraire, si le destin nous a permis de nous retrouver, c’est qu’il y a une bonne raison

M. C’est vrai  tu as raison ! En tout cas, je refuse que Parkinson me pourrisse la vie et maintenant que tu es là, je sais que nous pouvons compter l’une sur l’autre. Tu veux ?

MC. Tu sais ! J’ai le même état d’esprit que toi et moi aussi je refuse de m’apitoyer sur mon sort

M. Tant mieux alors ! Je suis heureuse et toi ?

MC. Oh ouiiiii !

Nous partons bras dessus dessous vers la sortie

 MC. tu vas ou là ?

M. chez le neurologue

MC. Oh ça tombe bien ! Moi aussi

 

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