Conjuguer Parkinson

Conjuguer Parkinson.

Je veux, mais je ne peux pas.
Tu veux, mais je ne peux pas.
Vous voulez, mais je ne peux pas.

Je voudrai, mais je ne pourrai pas.
Tu voudras, mais je ne pourrai pas.
Vous voudrez, mais je ne pourrai pas.

Je voulais, mais je n’ai pas pu.
Tu voulais, mais je n’ai pas pu.
Vous vouliez, mais je n’ai pas pu.

Je ne peux pas le faire, mais je le veux bien.
Je ne pourrai pas le faire, mais je le voudrais bien.
Je n’ai pas pu le faire, mais je l’avais voulu.

Je ne le fais pas car je ne le veux pas.
Je ne le ferai pas car je ne le voudrai pas.
Je ne l’ai pas fait car je ne le voulais plus. Conjugaisons

Visiteuse de prisons

prisonVisiteuse de prisons.

 

Un autre de mes centres d’intérêt les affaires criminelles. D’abord l’enquête minutieuse menée par la police qui remonte le temps pour trouver qui, pourquoi et comment, le procès au tribunal qui voit  s’affronter les avocats de l’accusation et de la défense, enfin la vie dans les prisons, en particulier le ressenti des prisonniers confrontés à l’isolement et leurs conditions de détention.

 

 

En 1976  j’avais 16 ans, le 28 juillet j’entends à la radio qu’un jeune homme de 22 ans a été guillotiné dans la nuit à Marseille. Il est accusé de l’enlèvement et du meurtre d’une fillette de 8 ans commis 2 ans plus tôt.  Il s’agit  de Christian Ranucci, la tragique affaire du pull over rouge. Il a toujours clamé son innocence, jusqu’au dernier instant de vie où il a demandé à ce qu’on le réhabilite. Cet événement va marquer ma vie, et influencer mes opinions sur la justice, les erreurs judiciaires, la peine de mort.

J’ai lu ensuite le livre de Gilles Perrault Le Pull over rouge qui relate les faits, l’enquête, le procès et l’exécution de Christian Ranucci.

J’étais et je le suis toujours convaincue qu’il n’est pas coupable c’est mon intime conviction selon la formule consacrée.

Un si jeune homme (20 ans au moment des faits) ne peut pas être capable d’un crime aussi horrible .

Depuis je m’intéresse à tous ce qui se rapporte au crime, et surtout au criminel car je cherche à comprendre ce qui peut pousser un individu à en arriver jusque là. Pour moi un homme n’est pas qu’un monstre, il y a forcément une part d’humanité en lui. Qu’est ce qui fait qu’un jour tout bascule ?

Après un drame dans les journaux on lit souvent : c’est un mari idéal, un bon père de famille, un employé modèle, un collègue sympa, un voisin dévoué. Bref quelqu’un de normal. On ne connait jamais  parfaitement une personne que l’on cotoye ou avec laquelle on vit. A un moment donné les événements les circonstances font que l’on agit d’une façon irrationnelle.

Bien sur je ne parlerai pas des personnes qui souffrent de problèmes psychiatriques qui sont des cas particuliers.

L’être humain est tellement complexe dans son comportement et ses actes, c’est ce qui le rend intéressant.

 

Dans l’affaire Ranucci j’ai été bouleversée par le désarroi de la mère de l’accusé qui ne comprend pas ce  qui leur arrive.

Cela m’a fait beaucoup réfléchir. En fait on parle de la souffrance de la famille des victimes ce qui est normal mais on pense rarement à celle de l’accusé, qui n’est pas comparable certes mais qui est au moins aussi importante. Car croyez moi personne n’est à l’abri. On s’identifie toujours à la victime et on entend : je me mets à sa place j’ai une fille du même âge. Pourquoi ? Pour qu’elles raisons s’approprier la souffrance des autres alors que chez soi tout va bien ? Cette souffrance ne nous appartient pas. On peut la comprendre, la partager, mais en aucun cas elle n’est la nôtre.

Les familles des deux cotés sont brisées. Les proches du meurtrier doivent affronter en plus de la honte, la haine, la mise à l’écart de la société alors qu’ils n’y sont pour rien.

 

N’allez surtout pas penser que je fais l’apologie du crime. Pas du tout.

Mais n’a t’on pas le droit de ressentir de l’empathie, de la compassion pour d’autres gens, et pourquoi pas les détenus ?

Est ce un vestige de mon éducation chrétienne ? Peut être un peu. Mais je crois que je ressens ce besoin j’irais jusqu’à dire vital d’aider autrui, (je n’ai pas choisi le métier d’infirmière par hasard) car il fait partie de mon équilibre.

 

Quel rapport avec Parkinson ? Et bien étant obligée de me mettre en congés longue maladie, mon employeur ne souhaitant plus que je travaille, me voilà à rester à la maison à ne rien faire.

Ce projet de visiteuse de prisons n’est pas venu sur un coup de tête.  je l’avais quelque part rangé dans un tiroir de mon cerveau pour le sortir au moment de ma retraite.

Le destin ou plutôt Parkinson en a décidé autrement et c’est une bonne chose.

 

A suivre….

 

Mes passions… Louky

Nous avons eu Louky  quelques jours avant de partir en vacances  dans un gîte à la montagne. Bien sûr le propriétaire n’était au courant que nous arrivions avec 2 chiens. Un oui mais pas deux !
Nous y sommes donc allés au culot avec le risque d’être refoulés. Nous comptions sur le charme incontesté de notre peluche pour faire craquer notre hôte. Nous pensions pouvoir le dissimuler mais impossible, un chiot ça jappe, court et saute partout dans tous les sens.
A l’arrivée l’accueil fut légèrement glacial (on s’en doutait quand même un peu !).
Après avoir fournit des explications convaincantes nous avons promis bien sur de surveiller ce locataire inattendu afin qu’il ne fasse pas trop de bêtises. Je vous rassure tout c’est très bien passé.

Vous devez vous douter que nous ne sommes pas passés inaperçus. Je me souviens qu’en Italie les gens nous interpellaient et criaient :  » Oooh, troppo bello piccolino!  »

Louky détestait les chats mais il en a pourtant sauvé un.
Un matin de novembre, bien froid et humide, je laisse sortir les deux comparses pour le rituel immuable du quoi neuf dans le jardin en reniflant partout et savoir si la journée s’annonce bonne, faire son pipi caca, se dégourdir les pattes, éventuellement produire quelques vocalises pour faire savoir à tout le quartier que l’on est réveillé.

C’est ainsi que Louky se met à aboyer et ne semble pas vouloir s’arrêter. Après moult rappels, l’entêtement de l’animal et ma patience ayant des limites, je finis par sortir.
Passablement énervée par son refus d’obéir, je m’approche et j’entends des sons moitié gémissements moitié miaulements. Je ne suis pas rassurée, j’imagine déjà qu’un combat a eu lieu, que les deux adversaires sont blessés, qu’il y a du sang partout. Il fait encore nuit, l’endroit n’est pas facile d’accès, sous des thuyas, entre un grillage et le mur de la maison.
Je vais chercher une lampe de poche. Je découvre alors sur le sol mouillé et gelé un chaton gris tigré qui gesticule.
La voisine ayant des chats je suppose que c’est l’une de ses femelles qui a mis bas. Je vais donc l’informer de ma découverte. Effectivement c’est une de ses chattes a eu des bébés il y a 3 semaines mais elle n’a jamais su à quel endroit.
Travaillant la journée elle ne peut présentement s’en occuper. Elle me fait savoir que de toute façon elle a suffisamment de pensionnaires et qu’elle ne le gardera pas. Bref c’est à moi de me débrouiller.
Me voilà donc avec ce petit chat tout tremblant et bien décider à vivre. Je l’installe dans une boite à chaussures sur des serviettes bien chaudes près d’un radiateur et à distance de nos deux curieux. Je me renseigne auprès du vétérinaire pour savoir comment le soigner et le nourrir. Je me mets en quête d’un propriétaire car il n’était pas question de le garder. Au grand désarroi de mes fils.
Rapidement une collègue me fait savoir qu’elle est intéressée et l’adopte. Voilà donc notre
Louky héros malgré lui. Sans sa curiosité, son obstination ce chaton n’aurait jamais été sauvé.

A suivre…..!

 

Qui dort dine ?

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Le manque de sommeil accroît l’attrait de la nourriture

Selon une étude américaine publiée dans la revue Nature Communications, la modification de l’activité cérébrale pourrait être l’une des raisons pour lesquelles les personnes en manque de sommeil mangent plus et prennent du poids. Les patients examinés après une nuit sans sommeil présentaient une diminution de l’activité au niveau du cortex cérébral, responsable de l’évaluation de la satiété. À l’inverse, les régions associées aux impulsions alimentaires étaient particulièrement stimulées.

On a longtemps pensé qu’il existait un lien entre l’augmentation de l’obésité dans les pays industrialisés et la diminution des temps de sommeil. La relation précise entre ces deux phénomènes reste inexpliquée.

Des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley (États-Unis) ont étudié l’activité cérébrale de 23 participants par le biais de deux examens IRM : le premier réalisé après une nuit entière de sommeil et le deuxième, après une nuit blanche. Ils ont notamment mesuré la modification de l’activité cérébrale des patients à mesure qu’on leur présentait des images comportant 80 types d’aliments différents.

« Nous avons fait une autre découverte intéressante. Les aliments riches en calories attiraient davantage les patients en manque de sommeil », a expliqué le co-auteur de l’étude, Matthew Walker. Ces résultats pourraient « expliquer le lien entre manque de sommeil, prise de poids et obésité. » Par conséquent, l’un des facteurs clés d’un contrôle efficace du poids consiste à dormir suffisamment.

 

 

Vente illicite de médicaments sur Internet : la guerre est déclarée

ventemedocSensibiliser le public, les professionnels de santé et les entreprises est le deuxième objectif fixé par la Féfis qui considère que la communication et l’éducation de l’utilisateur des produits de santé sont fondamentales pour lutter efficacement contre la falsification et la contrefaçon. «  Il est tout aussi important de sensibiliser les professionnels et personnels de santé qui sont en contact direct avec le patient-utilisateur » précise aussi la  Féfis qui encourage et soutient l’ensemble des initiatives allant dans ce sens.  Un guide pratique de lutte contre la falsification de produits de santé  est en cours d’élaboration. La fédération suggère qu’une campagne nationale de sensibilisation sur les dangers de la falsification auprès du grand public et des professionnels et personnels de santé pourrait avoir lieu plusieurs fois par an. Cela ne concernerait pas la distribution (physique) de produits de santé en France qui est relativement épargnée par la contrefaçon, grâce à son système de distribution  de médicaments très encadré. La vraie menace venant d’Internet où circulent de produits potentiellement dangereux car comme le rappelle la Féfis : « En France, force est de constater qu’une large majorité des contrefaçons est proposée au consommateur via des sites illicites de vente en ligne, opérant souvent hors de France et que le crime organisé s’est approprié ce secteur qui génère des milliards d’euros de chiffre d’affaires. »
Comme la sécurité du consommateur passe avant tout par la qualité des produits de santé mis sur le marché via le web, d’où cette demande émise par les industriels de santé d’une plus grande sécurisation  du marché virtuel de produits de santé. Les autorités françaises et européennes ont désormais à résoudre l’équation suivante :  lutter contre la prolifération des sites illicites en se dotant de moyens opérationnels efficaces tout en répondant à une demande croissante du patient-consommateur de se procurer en ligne ses produits d’automédication dont la traçabilité doit être  assurée. Le feuilleton de la e-pharmacie n’en est qu’à ses premiers épisodes…
Dominique Thibaud

Le rôle renforcé de la France à l’international

frenchfriends2Dans une note adressée aux pouvoirs publics, la Féfis les invite « à renforcer l’influence de la France sur l’élaboration des normes internationales en matière de sécurité des produits de santé et à jouer un rôle moteur dans le cadre des travaux de l’OMS sur les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits. » Pour la Féfis, la lutte anti-contrefaçon passe nécessairement par une coopération internationale renforcée et la ratification par la France de la convention Médicrime qui permettra de mettre en place un cadre pénal harmonisé au plan international. Cette convention n’entrera en vigueur qu’après la ratification du texte par au moins trois pays membres du Conseil de l’Europe.

Encadrer et sécuriser la vente en ligne des médicaments : une priorité pour les industriels de santé.

Paris, le vendredi 9 août 2013 –   Depuis que la vente de 4 000 médicaments  ne nécessitant pas de prescription est autorisée sur Internet, les arnaques ont commencé. Certaines ont pu être repérées comme les 11 sites illégaux épinglés dernièrement par l’Ordre national des Pharmaciens qui a mis en place une cellule de veille. Si les pharmaciens ont d’ores et déjà déclaré la guerre à ces pratiques illégales, les industriels de la santé, très concernés, se mobilisent aussi via leur fédération la Féfis. Parmi les actions prioritaires à entreprendre, ils demandent aux pouvoirs publics davantage d’encadrement et de sécurisation de la vente de médicaments sur la toile tout en renforçant la coopération internationale.

« La sécurité des utilisateurs des produits de santé est conditionnée par le développement et la distribution de produits sûrs, efficaces et de  qualité. C’est pourquoi la  lutte contre la contrefaçon qui constitue un danger immédiat pour les patients et les consommateurs est l’un des axes prioritaires de nos actions » indiquait hier le communiqué de presse de la Féfis (Fédération française des industries de santé).  Rappelons que la Féfis fédère, à travers ses douze organisations membres, plus de 1 000 entreprises produisant et commercialisant des produits de santé : médicaments à usage humain, médicaments vétérinaires, dispositifs médicaux, produits de diagnostic, chimie organique de synthèse, façonnage industriel et distribution en gros.

Paru dans le JIM du 09 08 2013