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Le rôle de l’aidant et ( ou ) du personnel soignant est important dans la prévention de ce risque.

Ne pas négliger le réflexe de la toux dans la maladie de Parkinson
La pneumonie d’inhalation est une cause majeure de décès chez les personnes atteintes d’une maladie de Parkinson. On considère la présence d’une dysphagie et de troubles de la déglutition comme les causes principales de ces infections pulmonaires. Une équipe d’investigateurs s’est intéressée au rôle du réflexe de la toux au cours de la maladie de Parkinson.

Vingt participants (âgés de 49 à 81 ans, dont 14 hommes) ont été recrutés, sans antécédents de pneumonie d’inhalation. La toux a été mesurée après déclenchement par des aérosols de capsaïcine, au cours de 3 tests de provocation. Des doses croissantes de 50 à 200 mM de capsaïcine ont été administrées à chaque test. L’existence de troubles de la déglutition a été également évaluée en préalable à cette analyse, par un spécialiste de la sphère ORL et par imagerie (radioscopie avec déglutition d’une gorgée de liquide radio-opaque).

Parmi les participants, tous ceux ne présentant pas de troubles de la déglutition ont un seuil de déclenchement de la toux à la capsaïcine parfaitement reproductible. Parmi les malades avec atteinte de la déglutition, seulement la moitié ont un réflexe de toux reproductible. Le réflexe de toux est significativement influencé par l’intensité de l’atteinte de la déglutition mais pas par la gravité générale de la maladie de Parkinson, par l’âge ou par la durée de l’évolution de la maladie.
L’importance de la dysphagie haute au cours de la maladie de Parkinson aboutit vraisemblablement à un émoussement du réflexe de toux, qui aggrave le risque de pneumonie d’inhalation.
La gestion clinique actuelle de ce problème se concentre cependant essentiellement sur la réhabilitation des troubles de la déglutition, avec une certaine négligence par rapport à cette altération de la toux. Notre compréhension de la protection des voies respiratoires doit donc évoluer et prendre en compte, à côté des processus servant à empêcher la pénétration de matériel (la déglutition), le réflexe visant à éjecter ce matériel une fois inhalé (la toux). Le patient le plus grave est celui qui inhale en silence ! Reste à savoir comment corriger cette anomalie de la toux et rétablir une sensibilité normale.

Dr Béatrice Jourdain

RÉFÉRENCE

Troche M et coll. : Decreased Cough Sensitivity and Aspiration in Parkinson Disease. CHEST 2014; 146: 1 294- 1299
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Miss Dopa

Je m'appelle Marie Christine, je vais bientôt avoir 57 ans. En 2005 ma vie bascule car j'apprends que j'ai la maladie de Parkinson. C'est une maladie neurodégénérative complexe, avec de nombreux symptômes. Elle aussi sournoise car elle habite progressivement votre corps sans que vous le sachiez . Et puis un jour le diagnostic tombe, mais il est déjà trop tard car elle est déjà bien installée. Une fois le choc de l'annonce passé, j'ai fait le choix de ne pas m'apitoyer sur mon sort et de lutter en m' adaptant à cette nouvelle vie qui s'impose à moi. Après un parcours thérapeutique classique par comprimés de LDopa, puis d'agonistes dopaminergiques, le stylo d'Apokinon et enfin la pompe a apomorphine, la neuro stimulation profonde devient une évidence pour moi.

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