Association entre la dysautonomie et la fatigue dans la maladie de Parkinson

Association entre la dysautonomie et la fatigue dans la maladie de Parkinson
Christian Geny
Par le Dr Christian Geny (CHU – Montpellier)

La fatigue est fréquemment rapportée par les patients avec une maladie de Parkinson. Les hypothèses physiopathologiques sont nombreuses mais ont peu de conséquences thérapeutiques. Une étude américaine par questionnaires met en évidence une association forte avec les manifestations de dysautonomie.

La fatigue est présente chez plus de 50% des patients parkinsoniens. Son évaluation reste délicate car il existe de nombreux facteurs confondants comme le sommeil, la dépression mais aussi la dysautonomie. Cette dernière composante pourrait jouer un rôle non négligeable car des travaux l’ont associée à la dénervation sympathique cardio-vasculaire.
La part respective de chacun des facteurs de risque reste à préciser. Une équipe américaine a corrélé les données recueillies chez 29 patients avec une MP évoluant en moyenne depuis 4,8 ans âgés en moyenne de 61,6 années.
Ces patients ont eu une quantification par auto-questionnaires de leur gêne générale (MDS-UPDRS), la fatigue par la Fatigue Severity scale (FSS), la somnolence avec Epworth severity scale (ESS), dépression (échelle de Beck) et de l’apathie (Apathy Evaluation Scale).

L’évaluation neurologique a été faite avec l’échelle MDS-UPDRS et la cognition avec la MoCA. La dysautonomie a été évaluée avec un questionnaire spécifique COMPASS qui comprend 30 questions correspondant à 6 domaines (intolérance orthostatique, vasomotricité, troubles sécrétoires, troubles gastro-intestinaux, vessie et pupillomotricité).

L’analyse statistique multivariée avec régression multiple a montré que le principal facteur explicatif était le score COMPASS suivi du score FSS. L’analyse post hoc des subscores COMPASS a mis en évidence que seuls les scores d’intolérance orthostatique et sécrétomoteurs étaient contributifs.
Ces résultats sont similaires à ceux d’une autre étude ayant porté sur102 patients en utilisant une autre échelle SCOPA. De même Nakamura et al. avaient identifié une corrélation entre le ratio cœur/médiastin en scintigraphie–MIBG chez 33 patients.

En conclusion, cette étude est un argument supplémentaire pour traiter au mieux l’hypotension orthostatique, mais pour le moment nous n’avons pas d’études interventionnelles pour l’affirmer.
Date de publication : 6 Juin 2017 Neuroscoop

Publié par

Miss Dopa

Je m'appelle Marie Christine, je vais bientôt avoir 57 ans. En 2005 ma vie bascule car j'apprends que j'ai la maladie de Parkinson. C'est une maladie neurodégénérative complexe, avec de nombreux symptômes. Elle aussi sournoise car elle habite progressivement votre corps sans que vous le sachiez . Et puis un jour le diagnostic tombe, mais il est déjà trop tard car elle est déjà bien installée. Une fois le choc de l'annonce passé, j'ai fait le choix de ne pas m'apitoyer sur mon sort et de lutter en m' adaptant à cette nouvelle vie qui s'impose à moi. Après un parcours thérapeutique classique par comprimés de LDopa, puis d'agonistes dopaminergiques, le stylo d'Apokinon et enfin la pompe a apomorphine, la neuro stimulation profonde devient une évidence pour moi.

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