Medtronic SureTune(MC)3 reçoit une licence de Santé Canada pour la thérapie de stimulation cérébrale profonde

DUBLIN, le 6 juin 2017 /CNW/ – Medtronic plc (NYSE : MDT) a annoncé aujourd’hui avoir reçu une licence de Santé Canada pour le logiciel SureTuneMC3 de stimulation cérébrale profonde (SCP). Les innovations les plus récentes de la technologie SureTune permettent un traitement plus précis et plus efficace tout en améliorant la gestion des patients à l’aide du stockage centralisé des données afin d’en faciliter la consultation. SureTune 3 permet une visualisation spécifique à chaque patient de l’emplacement de la sonde et du volume simulé d’activation neurale afin d’aider les médecins à prendre des décisions pour programmer (ou préciser) la thérapie de SCP de leur patient.

La thérapie de SCP de Medtronic a obtenu une licence de Santé Canada pour les maladies telles que la maladie de Parkinson et traite des symptômes tels que les tremblements en appliquant une légère stimulation électrique au moyen de sondes ou « fils-guides » à des endroits précise du cerveau. Plus de 10 millions de personnes dans le monde entier sont atteintes de la maladie de Parkinson.1 Selon la Parkinson Society Southwestern Ontario (Société Parkinson du Sud-Ouest de l’Ontario), plus de 100 000 personnes sont touchées par cette maladie au Canada seulement.2

Les avancées de SureTune3 simplifient la planification du travail du médecin et permettent d’importer des renseignements sur la planification chirurgicale de StealthStationMC pour le placement de la sonde, incluant les sondes de SCP ActivaMC. SureTune3 contient également un atlas déformable 3D pour permettre aux médecins de définir plus précisément les structures anatomiques ou l’endroit exact dans le cerveau qui doit être stimulé afin d’atténuer les symptômes. Le système SureTune3 est entièrement téléchargeable avec l’option d’utiliser un serveur d’hôpital afin que des équipes cliniques pluridisciplinaires puissent travailler de manière flexible. À l’heure actuelle, SureTune3 n’est pas approuvé aux États-Unis.

« Il est primordial de viser à obtenir les meilleurs résultats cliniques pour nos patients. Les logiciels tels que SureTune3 peuvent visualiser avec précision les paramètres de stimulation spécifiques à un patient et accélérer les données tout en traitant les patients à l’aide de SCP », a déclaré Dr Christopher Honey, professeur de neurochirurgie à l’Université de la Colombie-Britannique. « De plus, ce logiciel permet au serveur de notre hôpital d’intégrer toutes les données sur la procédure et le patient afin que je puisse assurer une gestion plus personnalisée du cas avec une programmation plus rapide. »

La thérapie de SCP de Medtronic applique une légère simulation électrique à des endroits précis du cerveau afin de moduler un contrôle spécifique des symptômes. Les endroits ciblés du cerveau sont stimulés à l’aide d’une ou de plusieurs sondes insérées dans le cerveau et reliées à un neurostimulateur implantable par des extensions sous la peau. Un professionnel médical utilise un programmeur externe pour régler et ajuster les paramètres de stimulation. La thérapie de SCP de Medtronic a obtenu une licence au Canada pour la maladie de Parkinson, la dystonie, le tremblement essentiel et l’épilepsie et c’est la seule thérapie de SCP qui, dans des conditions particulières, est assujettie à la résonance magnétique de tout le corps et peut être laissée pendant une IRM.

« À titre de pionnier de la thérapie de SCP doté de plus de 30 ans d’expérience, Medtronic s’engage à continuer à faire avancer notre technologie », a déclaré Brett Wall, vice-président principal et président de la Division des thérapies cérébrales, qui fait partie de Restorative Therapies Group à Medtronic. « Les innovations les plus récentes de notre technologie SureTune permettent un traitement plus précis et plus efficace tout en améliorant la gestion des patients à l’aide du stockage centralisé des données afin d’en faciliter la consultation. Avec plus de 150 000 patients ayant reçu une implantation dans le monde entier, nous continuerons de déployer des efforts pour améliorer l’expérience du médecin et du patient grâce à nos solutions. »

À propos de la thérapie de SCP de Medtronic
La thérapie de SCP utilise un appareil médical implanté par chirurgie et similaire à un stimulateur cardiaque pour transmettre une stimulation électrique à des zones ciblées précises du cerveau afin de réduire certains des troubles moteurs les plus incapacitants associés à la maladie de Parkinson, y compris les tremblements, la raideur et les difficultés de mouvements. Les systèmes de SCP de Medtronic sont les premiers et les seuls à être approuvés pour les IRM de tout le corps dans des conditions particulières. Depuis 1997, plus de 150 000 appareils de SCP de Medtronic ont été implantés dans le monde entier.

La thérapie de SCP est approuvée à l’heure actuelle dans de nombreux emplacements dans le monde entier, dont les États-Unis et l’Europe, pour le traitement des symptômes incapacitants du tremblement essentiel et de la maladie de Parkinson récente et de plus longue date. En vertu d’une exemption pour motif humanitaire aux États-Unis, la thérapie peut également y être utilisée pour le traitement de la dystonie primaire chronique et réfractaire. En Europe, au Canada et en Australie, la thérapie de SCP a obtenu une licence pour le traitement de l’épilepsie réfractaire. La thérapie de SCP est également approuvée pour le traitement de troubles obsessionnels compulsifs graves résistants au traitement dans l’Union européenne, en Australie et aux États-Unis, en vertu de l’exemption pour motif humanitaire.

À propos de Medtronic
Medtronic plc (http://www.medtronic.com/ca-fr/index.html), dont le siège social se situe à Dublin, en Irlande, fait partie des sociétés de services et de solutions de technologie médicale les plus importantes du monde entier, qui atténuent les douleurs, restaurent la santé et prolongent la vie de millions de personnes à l’échelle internationale. Medtronic emploie plus de 88 000 personnes dans le monde et dessert des médecins, des hôpitaux et des patients dans approximativement 160 pays. Cette société se concentre sur la collaboration avec les parties intéressées dans le monde entier pour faire avancer les soins de santé plus loin, en coopération.

Toutes les déclarations prévisionnelles sont assujetties à des risques et incertitudes tels que ceux décrits dans les rapports périodiques de Medtronic dans les dossiers de la Securities and Exchange Commission. Les résultats réels peuvent différer significativement des résultats prévus.

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1 Parkinson’s Disease Foundation : « Who has Parkinson’s? » disponible à : http://www.pdf.org/parkinson_statistics. Accédé le 31 mai 2017.
2 Parkinson Society Southwestern Ontario : « Frequently Asked Questions » disponible à https://parkinsonsociety.ca/frequently-asked-questions/. Accédé le 4 juin 2017.

SOURCE Medtronic Canada

Association entre la dysautonomie et la fatigue dans la maladie de Parkinson

Association entre la dysautonomie et la fatigue dans la maladie de Parkinson
Christian Geny
Par le Dr Christian Geny (CHU – Montpellier)

La fatigue est fréquemment rapportée par les patients avec une maladie de Parkinson. Les hypothèses physiopathologiques sont nombreuses mais ont peu de conséquences thérapeutiques. Une étude américaine par questionnaires met en évidence une association forte avec les manifestations de dysautonomie.

La fatigue est présente chez plus de 50% des patients parkinsoniens. Son évaluation reste délicate car il existe de nombreux facteurs confondants comme le sommeil, la dépression mais aussi la dysautonomie. Cette dernière composante pourrait jouer un rôle non négligeable car des travaux l’ont associée à la dénervation sympathique cardio-vasculaire.
La part respective de chacun des facteurs de risque reste à préciser. Une équipe américaine a corrélé les données recueillies chez 29 patients avec une MP évoluant en moyenne depuis 4,8 ans âgés en moyenne de 61,6 années.
Ces patients ont eu une quantification par auto-questionnaires de leur gêne générale (MDS-UPDRS), la fatigue par la Fatigue Severity scale (FSS), la somnolence avec Epworth severity scale (ESS), dépression (échelle de Beck) et de l’apathie (Apathy Evaluation Scale).

L’évaluation neurologique a été faite avec l’échelle MDS-UPDRS et la cognition avec la MoCA. La dysautonomie a été évaluée avec un questionnaire spécifique COMPASS qui comprend 30 questions correspondant à 6 domaines (intolérance orthostatique, vasomotricité, troubles sécrétoires, troubles gastro-intestinaux, vessie et pupillomotricité).

L’analyse statistique multivariée avec régression multiple a montré que le principal facteur explicatif était le score COMPASS suivi du score FSS. L’analyse post hoc des subscores COMPASS a mis en évidence que seuls les scores d’intolérance orthostatique et sécrétomoteurs étaient contributifs.
Ces résultats sont similaires à ceux d’une autre étude ayant porté sur102 patients en utilisant une autre échelle SCOPA. De même Nakamura et al. avaient identifié une corrélation entre le ratio cœur/médiastin en scintigraphie–MIBG chez 33 patients.

En conclusion, cette étude est un argument supplémentaire pour traiter au mieux l’hypotension orthostatique, mais pour le moment nous n’avons pas d’études interventionnelles pour l’affirmer.
Date de publication : 6 Juin 2017 Neuroscoop