Dossier de presse Clinatec 16.05.2018.

Pour ceux et celles que cela intéresse voici le dossier de presse Clinatec. Il complète le billet du 16 mai : Plongée au cœur du cerveau.

L’un des projets nous concerne, nous les parkinsoniens.  Il est facile à lire, à comprendre et il est illustré. Vous voyez que la recherche avance, vous voyez que vos dons servent à quelque chose. C’est  qu’il en faut de l’argent pour en arriver là.

L’objectif final du projet NIR (Near Infra Red) est de stopper pour la première fois l’évolution de la maladie de Parkinson en illuminant, avec une lumière proche infra-rouge, la région cérébrale qui dégénère dans la maladie de Parkinson. L’illumination est réalisée à partir d’un dispositif intracérébral implantable et empêchera la dégénérescence des neurones dopaminergiques impliqués dans la maladie.

Le potentiel de cette approche est scientifiquement démontré et le dispositif
d’illumination intracrânienne est en développement.

Voici donc le lien du dossier de presse. Bonne lecture !

Dossier de presse

 

Plongée au cœur du cerveau .

On nous l’a dit, l’étau se resserre autour de Parkinson.

Guérira-t-on, un jour, la maladie de Parkinson ou l’épilepsie ? A défaut de guérison, les équipes de Clinatec, sur la presqu’île scientifique de Grenoble, travaillent actuellement à ralentir la maladie ou à la Gérard Fourgeaud a visité cette clinique du futur dans l’enceinte du CEA , ce mercredi

30% des épileptiques sont résistants aux médicaments et on sait que le froid, appliqué au cerveau est un remède contre l’épilepsie. D’où l’idée des chercheurs d’installer un implant au coeur du cerveau pour rafraichir une certaine zone au cours d’une crise.

Ca marche pour les souris et les singes. L’équipe du professeur Stéphan  Chabardés, un neuro-chirurgien, travaille sur ce problème depuis  plusieurs années à Clinatec avec les chercheurs du CEA .

Si un jour on résout cette question, ce sera le fruit de la coopération entre médecin, biologiste et ingénieur.

Placer un implant profondément dans le cerveau est une technique mis au point à Grenoble d’il y a 30 ans par le Pr Benabib. Aujourd’hui ce dernier  attend depuis 18 mois le feu vert, de l’agence nationale de santé et du médicament,  ainsi que du comité d’éthique pour lancer des essais cliniques sur la maladie de Parkinson, pour poursuivre la recherche sur des être humains, après la souris, les rats et les singes.

Cela dépend d’une autorisation des instances nationales dont le professeur Benabib trouve qu’elle tarde un peu. Il s’interroge d’un point de vue philosophique sur la lourdeur des dossiers à fournir pour avoir une telle autorisation.

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/plongee-au-coeur-du-cerveau-1526493212 

Avec une interview à écouter du professeur Stéphan Chabardès et du professeur Louis Benabid .

Les premiers pas d’Odessa chez nous .

Cela fait une semaine que Odessa est arrivée à la maison, elle s’est parfaitement bien intégrée à notre mode de vie, cette petite chienne est très intelligente et elle nous fait beaucoup rire. Elle savait monter les escaliers maintenant elle les descend parfaitement, toute seule, sans être accompagnée. Elle mène sa vie de chien comme bon lui semble, Elle a du caractère car elle montre déjà son indépendance si elle en ressent le besoin. Elle est très sociable avec les humains, avec ses congénères c’est un peu plus compliqué. Malgré ses intentions joueuses et pacifiques, Odessa n’intéresse pas nos doyennes Pitchi et Annabelle.

 Avec Jessie une première approche par petites léchouilles semblait de bonne augure mais c’était sans compter le caractère bien trempé de notre Jessie qui la snobe complètement, parfois même elle l’envoie  balader.

Jessie est probablement jalouse il lui faudra plus de temps pour l’accepter, je ne me fais aucun soucis de ce côté là. 

Quant à Julie qui était indifférente depuis le début, un matin à brisé la glace et depuis elles sont devenues bonnes copines, elles ont de belles parties de jeu et de chahut ensemble.

Tous les jours petite séance de brossage qui ne dure guère longtemps pour l’instant du moins, à laquelle elle s’y prête bien. Elle ne bouge pas d’un poil, elle semble apprécier ce moment de complicité. 

Côté propreté ce n’est pas terrible, elle peut mieux faire mais là aussi je ne me fais aucun souci elle est encore jeune et pour certains chiots c’est un peu plus long que pour d’autres.

Bref comme vous pouvez le voir notre petite Odessa est une chienne heureuse, bien dans sa tête et qui nous comble de bonheur.

 

Le nerf vague, un rôle dans Parkinson ?

Le Pr Bruno Bonaz, de la clinique universitaire d’hépatogastroentérologie du CHU de Grenoble, a developpé, avec l’Institut des neurosciences de Grenoble (GIN), un modèle expérimental de neurostimulation vagale.

PHILIPPE SCHLLER / SIGNATURES POUR SCIENCES ET AVENIR.

Le professeur Bruno Bonaz est gastroentérologue au CHU de Grenoble (Isère). Cet entretien est extrait du dossier de Sciences et Avenir 855, daté mai 2018.

Sciences et Avenir : À quoi sert le nerf vague ?

Pr Bruno Bonaz : Une de ses fonctions premières est de ralentir le rythme cardiaque, favoriser la digestion, améliorer le sommeil et reconstituer les réserves d’énergies. 80 % de ses fibres sont  » afférentes  » c’est-à-dire qu’elles véhiculent de l’information des organes vers le cerveau. Les 20 % restants sont des fibres  » efférentes « , du cerveau vers les organes. Elles innervent notamment le coeur pour le ralentir. Le nerf vague est ainsi l’acteur principal d’une des deux branches du système nerveux  » autonome  » du corps humain : le système parasympathique qui agit comme un frein, quand le système sympathique agit comme un accélérateur. On appuie sur ce dernier quand il faut s’adapter à un stress, réagir, fuir, courir… et une fois l’alerte passée, on retourne à un état  » basal « , en appuyant sur le frein, c’est-à-dire sur le nerf vague du système parasympathique.

 Le nerf vague est donc un ralentisseur cardiaque ?

DLa branche droite du nerf vague régule les battements cardiaques. Le coeur bat en moyenne à 70 battements par minute. Sans nerf vague, il atteindrait 120 battements par minute ! Lorsque le besoin se fait sentir (sport, stress, émotions…), le nerf vague lève son inhibition et le coeur accélère. Puis il est stimulé pour revenir au repos. S’il est trop stimulé, il peut d’ailleurs créer un malaise, le fameux  » malaise vagal  »

Avoir un bon  » tonus vagal  » c’est avoir un bon contrôle cardiaque ?

C’est en effet avoir une bonne régulation des variations des rythmes du coeur. Des études montrent que les personnes stressées, dépressives, atteintes de maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn ou la polyarthrite rhumatoïde ont plutôt un mauvais tonus vagal. Plus la recherche progresse, plus on fait l’hypothèse que la tonicité vagale est protectrice pour la santé. On peut l’évaluer par la mesure de la régulation cardiaque. Et il semblerait que l’on puisse aussi la stimuler, par l’hypnose, la relaxation, la sophrologie, etc.

Ce nerf a d’autres pouvoirs, comme celui de faire dialorrguer le ventre et le cerveau…

Le tube digestif possède des millions de neurones [formant le système nerveux  » entérique « , soit notre  » deuxième cerveau « , lire Sciences et Avenir n° 784, juin 2012] connectés au nerf vague, lui-même connecté au cerveau. Le nerf vague transmet les sensations digestives telles que la satiété, la distension non douloureuse (pour les sensations douloureuses, c’est le système sympathique qui entre en jeu). Il reçoit et transmet également des informations en provenance du microbiote (les milliards de micro-organismes résidant dans l’intestin), des cellules endocrines (libérant des hormones) et des cellules immunitaires de la paroi intestinale. Le cerveau est ainsi tenu informé de l’état digestif et immunitaire du ventre à tout moment, par l’intermédiaire du nerf vague. En retour, et toujours par le nerf vague, il régule la digestion et déclenche des réactions de défense si besoin. Cet axe neuro-digestif dysfonctionne dans des maladies telles que le syndrome de l’intestin irritable (anciennement dénommée colopathie fonctionnelle), les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici) comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique.

Cet axe neuro-digestif pourrait être en jeu dans la maladie de Parkinson. Qu’en sait-on ?

Des publications récentes ont observé cette chose stupéfiante : des patients  » vagotomisés  » (une partie du nerf vague a été sectionnée pour éliminer les sécrétions acides lors d’ulcères de l’estomac) présentent moins de maladies de Parkinson. D’où l’émergence de la théorie selon laquelle cette pathologie prendrait naissance dans le tube digestif et se transmettrait au cerveau par le transport de molécules toxiques par le nerf vague.

Quelle est la découverte principale sur ce  » super-nerf  » ?

Sans conteste qu’il est le bouton  » off  » de l’inflammation, comme l’ont démontré les travaux du neurochirurgien américain Kevin Tracey en 2000. Cela a déclenché une avalanche de recherches et d’essais thérapeutiques de contrôle de l’inflammation par la neurostimulation vagale. C’est ce qui m’a donné l’idée de traiter ainsi des patients atteints de la maladie de Crohn. Avec succès. C’est révolutionnaire.

Se dirige-t-on vers une future médecine bioélectronique ?

Kevin Tracey en a lancé l’idée : stimuler le nerf vague pour moduler l’axe neuroendocrinien immunitaire. Les stimulateurs implantés pourront être intelligents, c’est-à-dire munis de capteurs et ne stimulant le nerf vague que lorsqu’il dysfonctionne. Non seulement j’y crois mais j’imagine dans le futur qu’un médecin pourra prescrire une ordonnance de  » stimulation nerveuse « .

L’ESPRAD, un service pilote en France .

Dans la Somme, un service pilote créé l’année dernière est fonctionnel depuis janvier 2018, 

Il s’agit de l’ESPRAD, qui aide au maintien à domicile des personnes atteintes de maladies neurodégénératives (sclérose en plaques, Parkinson….). 

http://www.courrier-picard.fr/107539/article/2018-05-03/dans-la-somme-une-equipe-de-choc-pour-lutter-contre-les-maladies